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Cette page est ordonnée en différentes rubriques : villes, symboles,
animaux, mots usuels.
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patience, cette page en construction s’enrichit régulièrement de mots
nouveaux.
Léontopolis
Nome 11 de Basse-Egypte. On y vénérait le dieu lion Mahes. C’est en ce lieu que l’on a retrouvé la sépulture de la mère du Pharaon Osorkon, la reine Kamana (XXIIème dynastie).
Pierre
précieuse de couleur bleue (keshbed) auréolée de petits points dorés
qui rappelle par sa couleur foncée l’image du ciel nocturne mais aussi
les eaux profondes d’où le monde est issu. Le bleu était aussi la couleur
des dieux (Amon)
dont les cheveux étaient en lapis-lazuli. Les insignes de la royauté étaient
exécutés en or et en lapis-lazuli pour placer Pharaon sous la protection du
soleil et du ciel.
Fleur
très ancienne que l’on voit apparaître en représentation sur les poteries
de l’ère gerzéenne. Cette fleur de lis que l’on a représentée
sous des formes différentes durant toute l’ère pharaonique est le symbole
de la Haute-Egypte du Sud. Fleur difficilement reconnaissable, les égyptologues
l’appellent faux lis tant elle est éloignée de ce que nous connaissons
aujourd’hui. Elle accompagne très souvent la fleur de papyrus (sema-taouy)
et l’exemple le plus connu se trouve à Karnak où deux piliers héraldiques
symbolisent l’un, orné de la fleur de lis, la Haute-Egypte du Sud, et
l’autre, orné de la fleur de papyrus
la Basse-Egypte du Nord.
Plante
aquatique appelée aussi nénuphar. Il existe deux sortes de lotus : le
lotus bleu, fleur qui vit au rythme du jour. Le soir, cachée dans l’eau,
elle se referme sur elle-même pour s’épanouir à l’aube aux premiers
rayons du soleil. Le lotus blanc, à l’inverse, s’ouvre la nuit
pour se fermer le jour. Un des mythes de la création du monde explique que
c’est d’une fleur de lotus émergée sur les eaux originelles que
jaillit le soleil au petit matin. Symbole de la renaissance solaire, on offrait
au défunt une fleur de lotus à respirer dont le parfum revitalisant devait
participer à leur résurrection. Le dieu Nefertoum
est souvent représenté assis sur une fleur de lotus.
Léopard
Animal
associé à la déesse Mafdet.
Les prêtres lors des cérémonies funéraires étaient vêtus d’une peau
de léopard.
Lièvre
Animal
lunaire, le lièvre est représenté sur l’emblème du 15ème
nome de Haute-Egypte (Hermopolis).
Cet animal représente la fécondité naturelle de la terre.
Cet
animal puissant et sauvage prête souvent ses formes à des divinités féminines
telles Tefnout, Mahet ou Bastet qui prendra alors le nom de Sekhmet. Voir
Mythes et Légendes.
Principe solaire par excellence, le lion est chargé de garder les portes de
l’Au-delà. Il est représenté alors sous la forme de deux têtes léonines
gardiennes de l’Orient et de l’Occident. Voir Aker.
On a souvent représenté, sur les bas-reliefs, un lion galopant auprès de Pharaon.
Il symbolise la puissance royale et souligne le caractère invincible de Pharaon.
Dans le temple d’Edfou, les gargouilles sont ornées de têtes de lion.
Parmi les objets de la vie quotidienne, on retrouve souvent la trace du lion :
les pieds des lits sont en forme de pattes de lion et, dans les jeux de société
mis à la disposition des Egyptiens, les pions peuvent être sculptés en forme
de tête de lion.
Ouvrage de la littérature funéraire
apparu au Nouvel Empire, élaboré dans la région thébaine et qui restera un
ouvrage de référence jusqu’à l’époque romaine. Appelé improprement
Livre des morts par Lepsius en 1842,
le titre original égyptien était Livre de Sortir au Jour. S’inspirant
largement des Textes des Sarcophages,
ce recueil funéraire se présentait pour le défunt comme un ouvrage le guidant
de l’Au-delà jusqu’à la résurrection. L’ouvrage devait lui
apporter tous les éléments nécessaires à une complète liberté de mouvement
en dehors de la tombe et toutes les formules lui permettant de subir une transformation
avant de renaître. Les diverses formules étaient organisées et réparties dans
différents chapitres précédés d’un titre. Cette organisation était inconnue
dans les livres précédents tels les Textes
des Pyramides ou les Textes des sarcophages et confère
à l’ouvrage une plus grande autonomie de lecture. De même, autre innovation,
des illustrations et des vignettes accompagnent les textes se substituant
parfois à eux. Le support du recueil
peut être le papyrus, le cuir, les bandelettes des momies
ou les parois tombales. Il est placé aux côtés de la momie et peut
être écrit en hiéroglyphes, en hiératique et plus tard en démotique. Il faudra
attendre la période saïte pour que le Livre soit organisé avec cohérence et
standardisé en 165 chapitres. La publication Lepsius en 1842 fut suivie d’autres
publications (Pleyte 1881, Naville 1886, Budge 1898) qui entraînent une certaine
confusion dans l’organisation de textes qui viennent s’ajouter
aux précédents. On dénombre aujourd’hui 192 chapitres, les 191 et 192
étant considérés comme des textes de glorifications d’Osiris.
Voir Extraits
de Textes. Chapitre 30
et chapitre 100.
Bassin situé à l’intérieur
d’un édifice cultuel dans les eaux duquel les prêtres se purifiaient.
On pouvait s’y promener en barque et célébrer sur ses berges certaines
fêtes religieuses. Symboliquement, il devait recréer l’Océan originel
d’avant la création du monde.