
Lettre
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dans le glossaire des dieux.
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page en construction s’enrichit régulièrement de divinités nouvelles.
Baal
Dieu syrien du ciel et des orages associé à la déesse Anat ou Astarté introduit en Egypte au Nouvel Empire. Dieu de la guerre.
Divinité présente dès l’époque archaïque vénérée à Bubastis. Représentée sous les traits d’une chatte ou d’une femme à tête de chatte, elle ne prit cette forme qu’à partir du Nouvel Empire. Plusieurs déesses passaient pour être les filles de Rê et se manifestaient en tant qu’œil de l’astre divin. Bastet, à ce double titre, incarnait les caractères pacifiques de la déesse dangereuse, la lionne Sekhmet. Calme et douce sous l’aspect de Bastet, elle devient redoutable et destructrice sous la forme de Sekhmet. Les deux formes de la déesse sont certes opposées mais aussi complémentaires dans leur action. Représentée sous l’aspect d’une femme à tête de lionne portant l’ankh et le sceptre, elle adopta ensuite l’image d’une chatte. Tantôt, elle est chatte allaitant ses petits, tantôt elle est fière et majestueuse, parée de ses bijoux et jouant du sistre. De par son aspect maternel et bienveillant, elle fut considérée comme protectrice des foyers. Sous son aspect calme et serein, elle représente la lionne revenue à de meilleurs sentiments et qui revient en Egypte, porteuse de la crue féconde (Mythes et Légendes, le Mythe de la Lointaine). Mais toujours en elle, sommeille le félin, et c’est ainsi que Bastet lutte contre le serpent Apopis chargé de contrecarrer la course de l’astre solaire.
Son lieu de culte se trouve à Bubastis, Per-Bastet, la Maison de Bastet. Hérodote, très impressionné par le sanctuaire qui lui était consacré et qui devait être magnifique, en parle en ces termes :
"Dans
cette ville, se trouve un temple dédié à la déesse Bastet qui mérite d’être
signalé. D’autres sont sans doute plus imposants et plus riches, mais
aucun ne procure aux yeux autant de plaisir… A l ‘intérieur,
un bois planté d’arbres gigantesques entoure un vaste sanctuaire dans
lequel siège la statue de la déesse. Une route, partant du temple et conduisant
à une chapelle dédiée à Thot était bordée d’arbres dont la cime touchait
le ciel."
A Saqqarah et à Bubastis, des nécropoles de chats ont été retrouvées (le Bubasteion). L’existence d’élevages au voisinage des temples permet de penser que les momies de ces animaux, dont la mort n’était pas naturelle, étaient fabriquées pour être vendues aux pèlerins qui les portaient en offrandes au sanctuaire.
Déesse
du VIIème nome de Haute-Egypte dont le visage est affublé d’oreilles
de vache et surmonté de deux cornes. On peut la voir ainsi représentée sur
la tablette de Narmer.
Dieu domestique qui apparut en Egypte
dès la plus haute antiquité. Il était représenté comme un être grotesque,
petit et disgracieux, coiffé de plumes. Son rôle était d’écarter les
êtres malfaisants et les entités dangereuses qui pouvaient menacer la maison,
les femmes et les enfants. D’une très grande popularité, il éloignait
par ses grimaces et par ses danses les mauvais esprits. Vénéré et apprécié
jusqu’à la fin de l’ère pharaonique, il subsista même après la
venue du christianisme. Il était aussi le dieu de la danse. En effet, représenté
sous les traits d’un pygmée, le visage large et plat, encadré par une
barbe touffue, on l’a souvent imagé en train de danser au son d’instruments
magiques qui devaient faire fuir les malins. Au Nouvel Empire, il fut affublé
d’ailes et à l’époque gréco-romaine, il apparaissait armé d’une
épée et d’un bouclier mais, malgré cet aspect guerrier, il conservait
ses fonctions protectrices. Il partagea ce rôle de protecteur de la famille
avec la déesse Thoueris.
Un temple lui fut dédié dans l’oasis
de Bahariya.
Boukhis
Représentation sous la forme d’un
taureau du dieu guerrier Montou. Il fut aussi considéré comme l’incarnation
de Rê et d’Osiris. Vénéré à Hermonthis, ses funérailles, à l’instar
du taureau Apis, étaient grandioses et il était
enterré dans une catacombe appelée Boukhéum découverte par Emery en 1927.