
Lettre
H![]()
Bienvenue
dans le glossaire des dieux.
Merci de votre patience, cette
page en construction s’enrichit régulièrement de divinités nouvelles.
Ha
Dieu du désert occidental.
Déesse à tête de grenouille que
l’on retrouve aux côtés du dieu Khnoum et qui préside
avec lui aux naissances. Elle aidait aussi à la formation de l’enfant
dans le ventre de sa mère.
Personnification du Nil
et de son pouvoir de fertilité, Hâpy représente la force vitale du fleuve
et le pouvoir fécond de la crue.
Il était représenté sous les traits d’u personnage replet aux formes
androgynes à l’image de la prospérité qu’il apportait régulièrement
à l’Egypte. Pourvu de deux mamelles pendantes et d’un ventre gras,
il portait généralement des gerbes de papyrus sur la tête. Il résidait près
d’Eléphantine dans une caverne souterraine située sous la première cataracte.
C’est de cet endroit caché qu’il versait le contenu de ses deux
jarres, l’eau nécessaire à la vie de la Haute-Egypte. En contre-partie,
le Delta était inondé par les eaux provenant de la caverne d’Hâpi située
près de Memphis. Dans la plupart des temples, Hâpi était représenté devant
des tables d’offrandes couvertes de produits de chaque région, et, dans
ce cas, il portait sur la tête le symbole du nome correspondants aux offrandes.
Un des quatre fils d’Horus
à tête de babouin, protecteur du vase canope abritant les poumons,
lié à la déesse Nephtys
et au Nord.
Hathor est une déesse très ancienne
dont l’origine remonte aux premiers temps de la préhistoire. On retrouve
trace de sa présence sur un document très ancien, la palette de Narmer.
En partie supérieure de la palette, sur les deux
faces, deux têtes de vache symbolisent la déesse Hathor ou selon certains,
la déesse Bat. Ce
document a été retrouvé à Hiéraconpolis,
antique cité placée sous la protection d’Horus.
Et l’on retrouve ainsi les deux parents réunis sur le même document.
En écriture hiéroglyphique, Hathor signifie maison d’Horus ,Hout-Hor.
Hathor fut d’abord représentée comme une vache céleste soulevant le
soleil entre ses cornes, en regard de son rôle de mère du soleil. Puis, au
fil des siècles, elle prit les traits d’une femme dont la tête était
surmontée de deux cornes de vache enserrant l’astre divin. Elle devint
rapidement une déesse universelle se confondant avec une autre déesse essentielle,
Isis.
Pour les différencier l’une de l’autre
dans les représentations sur les parois des temples ou des tombes il suffit
de déchiffrer le nom inscrit au-dessus de leur tête : le hiéroglyphe
d’Hathor, un faucon placé dans l’enceinte d’une maison permet
d’identifier Hathor, tandis que le hiéroglyphe d’un trône signale
la présence d’Isis. Le contexte permet aussi de faire la différence :
dans une scène d’allaitement royal nous aurons affaire à Hathor, la
mère nourricière, tandis qu’une déesse placée à côté d’Osiris
figurera Isis.
On retrouve aussi Hathor figurée
sur des piliers originaux surmontés de chapiteaux dits hathoriques dont les
faces sont gravées d’une tête de vache : Hathor cobra, déesse de
la beauté, Hathor chatte, protectrice des foyers, Hathor vache, déesse de
l’amour, Hathor lionne, œil de Rê combattant les ennemis de l’astre
solaire. Certains pilastres peuvent aussi être surmontés d’un chapiteau
hathorique où le visage de la déesse est surmonté d’un sistre, son
instrument de musique.
Ses fonctions sont multiples : elle est déesse de l’amour et de la joie, de la beauté, de la musique et de la danse, dame de la turquoise, nourrice de l’héritier royal. Elle est protectrice de la nécropole thébaine, elle suit la gestation du soleil durant la nuit jusqu’à l’aube. Elle est déesse du sycomore à Memphis, arbre dont se nourrissent les morts dans le monde inférieur. Son instrument est le sistre qu’elle utilise pour appeler les dieux.
Son lieu de culte se trouve à Dendera, en Haute-Egypte. Chaque année,
Hathor quitte son temple pour aller rendre visite à son époux, Horus Béhédety
vénéré à Edfou à 160 kilomètres de Dendera. Ce voyage donne lieu à de grandes
réjouissances qui célèbrent le mariage des deux divinités : rites, commémorations,
sacrifices se succèdent pendant quatorze jours de liesse clôturés par un banquet
final. Puis chacun retourne dans son sanctuaire.
Dans le panthéon égyptien, Horus
est une divinité majeure. Dans la cosmogonie héliopolitaine,
il est le fils d’Isis et d’Osiris.
Il est aussi l’époux de la déesse Hathor. Ses fonctions sont multiples :
Dieu céleste, il est le symbole
du ciel et entretient d’étroites relations avec le dieu solaire. Son
nom en égyptien, Hor, veut dire le lointain, allusion à l’astre
divin. Puis, à l’image du soleil planant dans le ciel, il est figuré
en tant que faucon volant au-dessus du monde.
Dès l’époque prédynastique,
Horus devient le dieu faucon royal suite à l’unification de l’Egypte
par les rois de Hiéraconpolis.
Le dieu Horus devient le protecteur de Pharaon
qui est lui-même considéré comme l’incarnation terrestre de l’Horus
divin. D’ailleurs, dans la formation du protocole royal, le nom d’Horus du Pharaon sera le premier à être cité.
Dieu céleste et solaire, protecteur de la royauté égyptienne, représentant des dieux sur terre, les formes d’Horus sont nombreuses. Et l’on se perd un peu dans les diverses représentations qu’il peut revêtir.
Les différentes formes du dieu :
Le faucon : cet
oiseau capable de voler et de planer très haut dans le ciel, presque à toucher
le soleil a été rapidement assimilé à la course solaire. Dès l’apparition
de l’écriture, le déterminatif du faucon servit à désigner le dieu Horus.
D’autres divinités seront représentées par un faucon, rapidement assimilées
à Horus. Des déesses telles que Nephtys
et Isis prendront
, dans leur représentation sur les côtés des sarcophages, l’aspect d’un
faucon. Horus
peut être représenté soit sous
forme de faucon soit comme un homme à tête de faucon.
Horakhty : en égyptien, Horus de l’Horizon. Il représente le soleil à son zénith et il est vénéré à Héliopolis. Intégré à la cosmogonie héliopolitaine, il sera assimilé à Rê et, par syncrétisme, deviendra une divinité unique Rê-Horakhty. Symbole de la splendeur solaire, il est représenté comme un homme à tête de faucon coiffé du disque solaire couronné par un uræus.
Harmakhis : en égyptien, Horus dans l’Horizon. Harmakhis est un dieu solaire incarné par le sphinx de Guizeh. Une stèle placée entre les pattes de la célèbre statue raconte comment Thoutmosis IV, jeune prince d’Egypte, épuisé après une chevauchée dans le désert, vint se reposer à l’ombre du sphinx. Il fit un rêve étrange où Harmakhis lui promit la royauté en échange de son désensablement. La légitimité de Thoutmosis IV avait dû soulever quelques problèmes qu’il avait résolus par le biais d’un rêve prémonitoire. Désigné par le dieu Harmakhis lui-même, son accession au trône était ainsi justifiée aux yeux de tous. A partir de ce moment, un culte important se développa autour de cette divinité.
Haroeris : en égyptien appelé Horus le Grand ou Horus l’Ancien, vénéré à Kom-Ombo où il partage un double sanctuaire très original avec Sobek. Dans la cosmogonie héliopolitaine, il est considéré comme l’un des cinq fils d’Isis et d’Osiris conçus pendant les cinq jours épagonèmes. Haroeris est qualifié comme dieu plus grand que tous les autres. Cette particularité lui vient du rôle essentiel qu’il joua aux côtés de Rê dans un épisode fameux où un complot fut mis en place contre la personne de Rê vieillissant. Haroeris chargé de débusquer les ennemis du soleil fit un véritable massacre dans le camp des comploteurs. Le visage d’Haroeris devint cramoisi, ses couteaux attaquant ces méchants ennemis, le dieu élimina les renégats avec courage et efficacité.
Une autre légende rapporte que les deux yeux d’Haroeris sont le soleil et la lune. Parfois, lorsque les deux astres sont voilés, Haroeris devient aveugle, il est celui qui n’a pas d’yeux. Des désordres s’en suivent, Haroeris éliminant parfois des divinités innocentes dans sa lutte conte les conspirateurs de Rê.
Herichef : en
égyptien Celui qui préside son lac. Dieu primitif de la fertilité,
symbolisé par un bélier, il devient soleil à Héracléopolis. Associé à Rê,
il est coiffé de la couronne Atef.
Harsomontous : en
égyptien Horus Enfant. Incarnation d’Horus en tant que jeune
enfant, vénéré à Dendera aux côtés d’Hathor.
Harpocrate : en
égyptien Horus Enfant. Horus en tant que fils d’Isis et d’Osiris.
Harpocrate est le symbole de l’enfance. Il est représenté nu, parfois
grassouillet, coiffé de la mèche de l’enfance, un doigt porté à la bouche.
Il fait partie de ces divinités populaires appelées à rentrer dans les foyers
tels Bès, Thoueris. Beaucoup
de figurines ont été retrouvées dans les maisons et les tombes, très peu dans
les temples. A Basse Epoque, des petits bronzes le représentent assis seul
ou sur les genoux de sa mère. A l’époque gréco-romaine, par référence
au mythe hermopolitain
de la création du monde, il est représenté assis
sur une fleur de lotus, assimilé en quelque sorte au démiurge apparu à l’aube
des temps sur cette fleur hors du Noun. L’épisode
du mythe héliopolitain où Horus est piqué par un scorpion puis soigné par
sa mère incite à réaliser des petites statues guérisseuses où Harpocrate debout
sur un crocodile, les deux mains enserrant un serpent prouvent ses facultés
de dieu guérisseur. D’autres statues le représentent en train de monter
un bélier ou une oie, le rapprochant ainsi du dieu Amon.
Les Disciples d’Horus : sur le Papyrus de Turin, rois qui précèdent ceux de la Ière dynastie.
Le nom d’Horus :
le
premier des cinq noms formant la titulature royale, contenu dans un serekh surmonté
du dieu sous la forme d’un faucon.
Les yeux d’Horus : Pour
l’Egyptien antique, le ciel possède deux yeux : le soleil est l’œil
droit d’Horus puis de Rê, la lune est l’œil gauche. L’œil
indépendant quitte parfois Rê pour lutter conte les ennemis de celui-ci. Mais
un jour, revenant du combat il constate qu’un autre l’a remplacé.
Pour apaiser son courroux, Rê le transforme en uraeus qu’il pose à son
front. L’œil gauche d’Horus représente la lune et plus spécialement
la bataille qui opposa Seth et Horus. Seth arracha l’œil gauche
d’Horus qui fut retrouvé et remplacé par Osiris. Dès lors, on considéra
qu’Horus possédait la lune dans son œil gauche et Rê dans son œil
droit.
Les Enfants d’Horus : au
sommet des vases canopes
figurait l’effigie des quatre fils d’Horus, associée à un point
cardinal et à une déesse.