Vous
êtes à l'ankh 
Pour
suivre Akhenaton
sur la voie d'Aton 
Un
exil nommé Tell el-Amarna
En
l’an V de son règne Akhenaton décide de quitter Thèbes et choisit le site de
Tell el-Amarna en Moyenne Egypte pour édifier sa nouvelle capitale Akhetaton.
Près de trois cents kilomètres l’éloignent maintenant de la cité amonienne.
Photo
En
cette journée exceptionnelle de l’an V de son règne, Pharaon Akhenaton
s’est déplacé accompagné de son épouse Nefertiti et de la cour de ses
sujets en un lieu d’une très grande beauté. Devant un auditoire impatient de
connaître la suite des évènements, Akhenaton dessine un large cercle dévoilant
aux yeux de tous le territoire qui s’étale devant eux : une vaste étendue
limitée à l’Ouest par le Nil et à l’Est par la chaîne arabique et qui forme
un large cirque, quasiment symétrique, vierge de toute habitation, de toute
végétation. Pharaon a pu admirer le spectacle saisissant du soleil se levant
sur cet espace, il explique le charme qui s’est opéré en lui, cette révélation
intérieure qui l’a incité à dire, qu’ici et nulle part ailleurs,
grandirait son rêve de cité du Soleil, la belle et lumineuse Akhetaton,
l’Horizon d’Aton. Le roi audacieux est sûr de son choix, rien ne pourra l’en
détourner, son dieu lui a révélé cet endroit sacré et pourtant si désolé.
" Je vais faire l’Horizon
d’Aton en ce lieu même. Les limites n’en seront ni plus au Sud, ni plus au Nord,
ni plus à l’Ouest, ni plus à l’Est. "
Et afin de concrétiser ses désirs,
Akhenaton veille à ce que les limites de son nouveau territoire soient parfaitement
tracées et reconnaissables. Aux quatre coins d'Akhetaton, il ordonne la mise
en place de stèles frontières délimitant parfaitement l'espace qu'il consacre
à son dieu et expliquant dans le détail les raisons qui l'ont poussé à un tel
acte.
" … le treizième jour
du huitième mois de la sixième année, le roi, après être monté sur son carrosse
d’or, quitta la somptueuse tente où il avait passé la nuit et se dirigea vers
le nord pour fixer les confins de la ville d’Akhetaton qu’il projetait d’édifier.
Après avoir fait un sacrifice au dieu, il se dirigea vers le Sud jusqu’à un
endroit où les rayons du soleil, brillant au-dessus de lui, lui indiquèrent
qu’il devrait placer la frontière la plus méridionale. Avec l’espoir que son
épouse et ses deux filles aînées atteindraient un âge avancé, le roi jura sur
son père Aton de ne jamais dépasser ni cette limite ni les deux autres de la
rive orientale ni les trois de la rive occidentale. " Gardiner


Ces stèles sont très précieuses car
leurs témoignages donnent une excellente idée de l'état d'esprit de Pharaon.
En effet, par l’intermédiaire de ces documents, Akhenaton ne cesse de louer
son dieu Aton, lui offre louanges et prières et insiste bien sur l’unicité de
cet espace qui lui est entièrement consacré, à lui Aton et à nul autre dieu.
Puis, il fait part de son ambitieux projet d’urbanisme dont les constructions,
il faut bien l’avouer, portent essentiellement sur des édifices religieux. Comment
se présente la ville du dieu Aton ? Laissez vous conduire, nous pénétrons
au cœur d’Akhetaton par le Nord et tout au long de notre progression, nous longerons
le Nil :
Stèle X
Une des première stèles frontières
que nous laissons derrière nous, la stèle X.
Grande porte du Nord
Porte qui ouvre l’accès à trois
artères principales et parallèles : la route royale qui borde
le Nil, la route du grand prêtre et la route des
artisans la plus près des montagnes.
La
Résidence Royale du Nord
Cette zone comprenait une Salle
du Trône, le palais de réception, les appartements de Nefertiti, un petit sanctuaire
dédié à Aton, de beaux jardins dont le jardin des oiseaux et le jardin des animaux
exotiques. On pense que ce bel édifice fut la résidence de Pharaon jusqu’à l’extinction
d’Amarna. Tout autour gravitaient les palais et les villas résidentielles des
nobles ainsi qu’un quartier administratif.
La
zone portuaire
Cette zone comprenait un bassin
d’accostage, des magasins et le quartier des ouvriers travaillant au port.
Zone
résidentielle du Nord
Cette partie comprenait plusieurs
petits quartiers de maisons réservées aux fonctionnaires, presque toutes semblables.
Le
Grand Temple d’Aton
Cette zone était comprise dans une
large enceinte de 800 m sur 230 m. Si l’on commence la visite côté désert arabique,
à l’Est, on trouve un sanctuaire, l’édifice le plus ancien de cette zone. Il
comprenait une cour, un grand autel et de nombreuses tables d’offrandes.
Entre cette espace et le sanctuaire situé le plus à l’Ouest et
nommé Per-Hay, on trouve une statue royale flanquée de ce que l’on suppose
être une stèle ou un obélisque.
La partie occidentale de ce Grand Temple, la plus récente, comprenait
des autels à ciel ouvert, des chapelles et de très nombreuses tables d’offrandes.
Suivons la description de Michalowski :
" Derrière
le pylône muni de hampes destinées à recevoir les étendards, se trouvait une
salle hypostyle couverte sur les deux côtés de l’entrée mais dont la nef centrale
était à ciel ouvert. On traversait ensuite de nombreuses cours, séparées par
des pylônes dépourvus de hampes ou par des portiques semblables à ceux de la
première salle hypostyle. A l’intérieur des cours, de nombreux autels en partie
élevés sur des socles de briques crues se dressaient dans l’axe du temple par
longues rangées de quatre. La dernière salle du temple était réservée aux cérémonies
liturgiques de la rencontre avec le dieu Aton. "
Les
deux ensembles palatiaux et la passerelle
Perpendiculaire à l’axe du Nil,
une grande passerelle enjambait la Voie royale permettant la jonction entre
deux groupes palatiaux. A gauche, vers l’Est, s’étendait le palais liturgique
de Pharaon agrémenté de magasins et de bâtiments administratifs (Maison du Trésor,
Maison des Finances, Palais du Ministère des Affaires Etrangères) et les fameuses
Archives Royales où furent retrouvées les Lettres
d’Amarna, la correspondance diplomatique entre l’Egypte et l’Asie.
A droite du pont, vers l’Ouest, s’étendait le Domaine
des Réjouissances, magnifique Résidence royale qui abritait de superbes œuvres
d’art et de splendides jardins suspendus.
La
zone résidentielle du Sud
Au cœur de cette zone aménagée un
peu comme celle du Nord, des maisons relativement petites et simples côtoyaient
des villas plus prestigieuses comme celles du vizir Nakht, de Ramose ou de Panehsy.
Encore plus au Sud, se trouve la maison du sculpteur Touthmes, créateur du fameux
buste de Nefertiti.
Le
Marou-Aton
En continuant vers le Sud, on trouve
le Marou-Aton, Résidence du Sud, un ensemble de petits pavillons, de beaux jardins,
de lacs et de bois.
Les
autres zones
Toutes le zones citées ci-dessus
se trouvent plus ou moins près du Nil, dans la zone occidentale. Un peu plus
vers l’Est, du Nord vers le Sud, on trouve des autels, probablement consacrés
à la vénération du soleil et le village des ouvriers préposés au creusement
des tombes de la nécropole. Ce village, gardé par un poste de police,
est situé à l’extérieur de la ville, en direction de la montagne. Les
maisons (près de soixante-treize), sont toutes construites selon le même plan.

La
nécropole civile
Les tombes des nobles d’Akhetaton
ont été creusées dans la falaise qui entoure le site amarnien. On en dénombre
près de quarante-trois dont seulement vingt-cinq sont bien connues. L’existence
éphémère d’Akhetaton permet d’affirmer que ces tombes n’ont pas vraiment été
utilisées mais cela, bien sûr, sous toutes réserves. Pourtant ces hypogées dont
l’état de conservation est bien médiocre, sont des documents précieux qui peuvent
nous aider à comprendre la vie quotidienne à Amarna. Ainsi trouve-t-on la tombe
d’Aÿ, père divin, avant-dernier Pharaon de la dynastie, inhumé finalement dans
la Vallée des Rois, la tombe de Meryrê, scribe du Roi, celle du grand prêtre
d’Aton, Panehsy ou celle de Mahou, commandant la police de la ville.
La
nécropole royale
Au total quatre tombes supposées
royales ont été découvertes dans la nécropole royale :
La tombe 27 ne dévoile aucune inscription, aucune inhumation ne s’y est faite
et elle est inachevée.
La tombe 28 sans aucune décoration, probablement destinée à une princesse. Peut-être
Kiya ou Bakhetaton.
La tombe 29 sans aucune décoration ni inscription ayant peut-être servie à une
inhumation ou ayant fait office de dépôt. Peut-être réservée à Kiya ou Bakhetaton.
La
tombe de Pharaon
La seule pourvue d’inscriptions
qui permettent d’envisager que ce fut la tombe royale. Un espace inachevé semble
avoir été aménagé pour Nefertiti ou la Tiyi,l a mère d’Akhenaton mais rien ne
prouve qu’elles y furent inhumées. D’autres appartements tendent à envisager
qu’ils étaient réservés aux princesses. En outre, on a retrouvé un important
matériel funéraire dont des fragments de sarcophages et des figurines au nom
d’Akhenaton.
Voici comment cette tombe apparut un jour à Barsanti,
conservateur au musée du Caire :
"C'est le 28 décembre
1891 que j'appris que certains voyageurs organisaient une caravane dans le but
d'explorer la montagne et de tenter de découvrir la tombe du roi qui
était encore inconnue... Je marchai à l'aventure pendant plus
de quatre heures sans rencontrer le moindre indice qui me mît sur la piste
de la tombe que je cherchais. Alors, fort las, découragé, je me
décidai à retourner sur mes pas et le fis, mais, toutefois, en
faisant plus attention encore qu'auparavant à chaque angle ou entrée
de route partant de la Vallée. Après près d'une heure de
chemin en revenant sur mes pas, j'aperçus un petit sentier auquel je
n'avais pas fait attention en allant. Je m'engageai ainsi dans une étroite
gorge allant vers le nord-Ouest. M'avançant dans cette voie, je ne tardai
pas à découvrir une sorte de porte creusée presque au niveau
de la Vallée. Cette entrée ne portait pas d'inscription et était
extérieurement obstruée pas des débris tombés du
haut de la montagne, si bien qu'il ne restait plus qu'une petite ouverture de
libre"
Et la belle aventure continue, Barsanti pénètre
dans l'hypogée révélée, il entre dans un corridor
vierge de toute inscription, puis il accède à une salle carrée
et, enfin, il trouve des écrits sur les murs. Sa patience est récompensée
mais tout est en bien mauvais état. De prime abord, il accuse le temps
et les intempéries d'avoir ruiné en partie les bas-reliefs qu'il
tente de déchiffrer. Puis, une analyse plus fine l'incite à penser
que c'est plutôt la main de l'homme, une main volontairement destructrice
qui a causé ces ravages. Emu, il peut toutefois lire la scène
touchante qui a précipité la famille amarnienne dans la douleur
: le décès prématuré de la petite Maketaton, une
des filles du couple royal.
"... et je notai parmi ces bas-reliefs que l'un d'eux
représentait la princesse toute petite, allaitée par sa nourrice.
Maketaon assise sous une espèce de baldaquin, sentant l'odeur d'une fleur
de lotus que lui offraient ses parents et divers représentants des populations
étrangères à l'Egypte pleurant et se couvrant la tête
de fange."
Mais le mystère reste encore de nos jours entier et
bien complexe. Dans la Vallée des Rois, dans la fameuse tombe 55, furent
découverts de nombreux objets qui ne cessent d'alimenter le mystère
de la momie d'Akhenaton, et un corps dont on a encore du mal à attribuer
la paternité. Je vous propose de découvrir cette énigme
dans le chapitre réservé à la Vallée des Rois.
Il
n’est pas aisé de connaître la date exacte de la mise en service de cette ville
champignon. Tout au plus sait-on qu’elle se développa très rapidement et qu’un
maximum d’ouvriers enchaînait travaux sur travaux, que de nombreuses équipes
se relayaient sans relâche et que le chantier devait ressembler à un ruche bourdonnante
d’activité. C’est qu’il fallait faire vite, l’impatience de Pharaon ne cessait
d’augmenter, ses désirs devenaient des ordres impétueux, son autoritarisme devait
en effrayer plus d’un.
"De multiples et évidents
indices attestent de la rapidité avec laquelle les constructions furent réalisées ;
la technique est donc peu soignée, bien que souvent masquée par la beauté des
peintures réalisées sur les murs enduits ou sur les sols où son représentés
des oiseaux et des plantes au dessin étonnamment réaliste". Gardiner
A l’apogée de sa gloire, la belle
Amarna devait s’étendre sur douze kilomètres environ le long des berges du Nil
et jusqu’à cinq kilomètres en s’enfonçant vers la chaîne arabique. Prévue pour
recevoir près de 50 000 personnes, elle ne survécut pas longtemps à son fondateur
et ne fut opérationnelle qu’une vingtaine d’années. Tous les monuments et les
maisons, les temples aussi, ont disparu, il ne reste que leurs fondations que
les archéologues modernes lisent avec une relative facilité puisque les ruines
amarniennes n’ont jamais été recouvertes par d’autres structures. Il est donc
possible de comparer ces vestiges avec les représentations pariétales des tombes
des courtisans et de se faire une image assez sensible des lieux.
L’abandon de la ville, honnie par le reste de l’histoire pharaonique, est aussi
une bénédiction pour les égyptologues de terrain dans le mesure où les vestiges
de la vie quotidienne n’ont pas été remués en tout sens. Ainsi a-ton pu retrouver
de nombreux ostraca, des bouts de poteries, des objets divers qui donnent une
excellente idée de ce qu’a pu être la vie économique de la cité amarnienne.
Voir Sinouhé
l'Egyptien, un extrait du superbe roman de M.
Waltari.
La
correspondance d’Amarna
Parmi les
découvertes les plus fameuses faites sur le site amarnien, il en est une quasiment
providentielle et sans laquelle, une bonne partie du règne de notre Pharaon
serait restée dans l’obscurité la plus complète. Peut-être faut-il voir dans
ce petit miracle, une manifestation d’Aton qui, quelques siècles plus tard,
en 1887, a éclairé de ses rayons les recherches de nos archéologues. C’est ainsi
qu’une paysanne égyptienne, en creusant la terre, découvrit près de trois cents
tablettes d’argile noircies d’une écriture inconnue. Le marché des antiquités
est florissant à cette époque et elle décide de les vendre au plus offrant.
Cependant, ces tablettes semblent mystérieuses, elles ne sont pas écrites en
hiéroglyphes mais en signes cunéiformes et en langue akkadienne très peu connue.
Le problème, c’est que ces écrits racontent dans le détail les échanges diplomatiques
entre Amenhotep III puis Amenhotep IV avec les souverains des pays de Babylone,
du Mitanni, du Hatti ou de Syrie. Une mine de renseignements irremplaçables,
et lorsqu’on réalise la portée de cette découverte, il est trop tard :
les tablettes ont été dispersées aux quatre coins de la planète, au mieux dans
des musées, au pire chez des collectionneurs privés. Au Service des Antiquités
Egyptiennes, on s’agite, on gronde, on prend des mesures implacables, on ordonne
des arrestations. Un marchand anglais, Wallis Budge raconte :
" Parmi les tablettes d'argile
trouvées à Amarna se trouvait un fragment d'environ cinquante
centimètres de hauteur. Cette tablette contenait l'énumération
de ladot d'une princesse mitanienne qui épousa un roi égyptien.
L'homme qui apporta cette pièce au Caire l'avait cachée sous son
manteau. Lorsqu'il monta dans le train, elle glissa, tomba sur les rails et
se brisa. Des voyageurs avaient observé cet incident dont on parla partout.C'est
ainsi que le Service des antiquités égyptiennes du Caire eut vent
de la découverte des tablettes d'Amarna. Il envoya immédiatement
un télégramme au commissaire d'Assiout pour exiger l'arrestation
de tous ceux qui étaient enpossession d'une de ces tablettes. "
Ainsi, apprend-on que le roi du Mitanni,
Toushratta est l’un des correspondants les plus assidus de l’Egypte et surtout,
l’un des plus malchanceux. En effet, ce souverain avait contracté certains engagements
financiers avec Amenhotep III, engagements que son fils, Amenhotep IV aurait
du mal à assumer. D’autre part, nous avons vu que Pharaon Amenhotep III avait
inauguré une période de mariages, dirions-nous diplomatiques, entre les deux
Etats, transactions qui reviennent souvent dans cette correspondance et qui,
elles aussi, semblent bien difficiles à gérer. Et l’on constate aussi, à la
lecture de ces tablettes combien fut importante la part prise par la reine Tiyi
dans tous ces échanges. Et rentre en scène une mystérieuse princesse, Kiya dont
nous savons bien peu de choses, nous l’étudierons dans le chapitre réservé à
Nefertiti.
La
résurrection d’Akhetaton
" Je ferai Akhet-Aton
à l’Orient où apparaît le soleil, à l’emplacement qu’il a entouré à son gré
de montagnes."
Akhetaton est née, Akhetaton a vécu,
bien peu de temps, il faut l’avouer et n’a pas résisté à la disparition de son
fondateur. Issue des sables du désert telle une fulgurante comète, elle est
retombée dans l’oubli le plus total et de longs siècles durant, personne n’entendra
plus parler d’Akhetaton la fantôme et d’Akhenaton l’Hérétique. En 280, Manethon
enfonce un peu plus le clou de l’oubli lorsqu’il établit la liste de tous les
Pharaons ayant régné sur le Double-Pays : il omet quatre souverains, Amenhotep
IV, Toutankhamon, Horemheb et Aÿ.
Lorsque l’expédition de Bonaparte porte l’armée
éclairée de ses savants sur les sables égyptiens, bien peu s’intéressent à une
région nommé Tell el-Amarna du nom de la tribu des Beni Amrane qui s’y est installée.
Le premier curieux à s’intéresser
à cette région est l’anglais Wilkinson, puis l’allemand von Humboldt et enfin
Richard Lepsius qui fera renaître la belle Nefertiti. En effet, de nombreuses
traces lues sur des stèles parlent d’une mystérieuse reine à la beauté jusque-là
inégalée, la Splendeur couronnée de plumes, la Dame de Grâce.
Maspero étudie à son tour les lieux et, entre 1883 et 1893, il est en mesure
d’affirmer qu’ici même une ville a pris racine, semblable à nulle autre. Et
peu à peu, l’intérêt se fait de plus en plus grand, des générations d’archéologues
vont se presser aux portes d’Amarna pour tenter de percer les secrets de cette
ville unique fondée par des personnalités uniques.
Notre voyage au coeur de l’époque
amarnienne ne serait pas tout à fait complet si j’omettais de parler d’une Reine
dont le nom est connu de tous mais dont les origines sont encore bien mystérieuses :
un jour, une femme à la troublante beauté est venue offrir son amour à un homme
disgracié par la nature. Leur amour et leur passion se sont étalés sur les murs
des temples et aux balcons de leurs palais, ils ont montré à la foule combien
était grande leur foi en Aton et combien ils étaient heureux… Un jour La
belle est venue…
Nefertiti se fait une
beauté, patience, elle arrive...
Elle est là