Si tous les égyptologues veulent bien aujourd’hui,
dans tous les domaines
de leurs recherches,
faire table rase des idées
reçues,
non point pour déprécier
l’effort méritoire de leurs prédécesseurs,
mais pour repenser les
problèmes sans autre souci que celui de l’exactitude,
s’ils osent se dégager
d’un conformisme peureux et d’une érudition creuse,
s’ils se libèrent
d’un monde de conventions académiques dans une période qui n’est
que trop favorable aux contraintes,
ils auront tôt fait de mesurer la valeur de la
connaissance traditionnelle que les Egyptiens ont inscrit de mille façons
subtiles dans leurs temples.
Alexandre Varille, Louxor,
le 20 avril 1951